Mailing List, soyez informés !

 

10 juin au 13 sept. 2009
 

Still fighting
Sculpteurs du Zimbabwe et Bruce Clarke
 
Lincoln Muteta Fanizani Akuda Witness Bonjisi
Fanizani AKUDA
Né en 1932 en Zambie
Il vit et travaille dans le township de Chitungwiza dans la banlieue d’Harare.
Il entre au Zimbabwe en 1949 et rejoint la communauté de Tengenenge en 1967. Exposé régulièrement dans le monde entier, Fanizani Akuda est l’un des piliers de la génération des artistes “précurseurs” au Zimbabwe. Pleins d’humour et de tendresse, ses personnages au sourire constant et aux mystérieux yeux plissés sont souvent en couple ou en groupe : la famille a pour Fanizani une importance primordiale. Un univers poétique émouvant dans sa simplicité, des scènes saisies sur le vif, où l’on devine la prolifération de la vie sous toutes ses formes, Fanizani possède la magie de l’agencement et de la juxtaposition des masses rondes et des volumes, qui, dans son aspect brut peut évoquer « Dubuffet ».
Witness Bonjisi
Né en 1976 à Mudzi
Vit et travaille à Harare
Inspiré par son frère  Lameck, Witness débute sa carrière de sculpteur en 1992. Il fût ensuite guidé pendant 4 ans par son frère et Nicholas Mukonberanwa. Il s’initie une forme d’art qui était celle de ses ancêtres pendant des siècles. L‘essence de son art est l’utilisation intuitive des veines de la pierre comme guide. Adepte des angles droits et des arêtes tranchantes, il utilise dans son travail une subtile dissymétrie qui peut évoquer les masques Africains. Ses œuvres, contrairement aux œuvres des premiers artistes Shona sont très contemporaines. Il utilise son imagination fertile pour créer de nouvelles formes plus contemporaines. Dans ses sculptures, Witness traduit la dualité de l’être et la coexistence chez le « médium » ou le « sage », du monde des esprits et de celui des humains. Ainsi, ses visages sont très souvent scindés en deux parties, l’une représentant « La transe » en pierre brute, et l’autre « l’aspect conscient de l’être » en pierre polie.
Lincoln Muteta
Né en 1975 à Harare (Zimbabwe)
Il étudie la sculpture avec Donny Kaseke en 1989, puis avec Moses Masaya (l’un des “précurseurs” du mouvement). Puisant son inspiration dans la culture Shona et dans les événements de la vie quotidienne, l’oeuvre de Lincoln Muteta est caractérisée par le mouvement, la légèreté, et la simplicité des formes. Ses personnages semblent danser, se mouvoir, et s’élever vers le ciel, défiant le poids de la pierre serpentine, comme libérés des lois de la pesanteur. Son talent lui a valu le respect de nombreux musées et galeries de part le monde.

Bruce Clarke
Né en 1959, à Londres.
Après des études aux Beaux-Arts à Leeds University, Grande-Bretagne, s'installe en France.
Son travail plastique traite de l'histoire contemporaine, de l'écriture et de la transmission de cette histoire. Il souhaite que sa peinture stimule une réflexion sur le monde contemporain et la représentation qu'on en fait.
Plasticien et photographe, il expose depuis 1989 en France et à l'étranger.
Collaborateur de Fest'Africa à Lille pour le projet "Rwanda : Écrire, filmer, peindre par devoir de mémoire".
Collaborateur et animateur de l'Afrika Cultural Centre à Johannesburg en Afrique du Sud.
En 2002 il était artiste en résidence en Guadeloupe, invité par le Conseil Général de ce département. À la fin de la résidence, il a réalisé l'exposition : "Fragments d'une Histoire de Demain", qui traite du lien entre l'esclavage, le colonialisme et la mondialisation.
Création d'affiches de films, "Fools", 1997, "Silmandé", 1998, "Edvard Munch", 2004, "Retour à Gorée", 2008, etc.
Également photographe, a publié des reportages sur l'Afrique du Sud, la reconstruction du Rwanda, le retour des réfugiés Libériens.
Il se place en dehors d'un art complaisant et décoratif. Il voit dans l'art un moyen privilégié de s'exprimer et d'informer, bref de porter un regard sur le monde qui nous entoure. Il ne suffit pas simplement de se faire une place dans la société, il faut également s'efforcer de peser sur le cours de l'histoire.
L'interrogation ne devrait pas être tournée sur elle-même, mais ouverte aux domaines sociaux, l'art en lui-même demeurant un domaine social assez restrictif et marginal. L'oeuvre ne fabrique aucun sens stable autre qu'une question.
Militant anti-apartheid au temps de l'apartheid en Afrique du Sud, il tente d'intégrer cet engagement politique dans sa recherche plastique qui se situe dans un courant de figuration critique.
Auteur du projet en cours : "Le Jardin de la Mémoire" sculpture mémorielle sur le génocide rwandais soutenu par l'UNESCO et les associations de la société civile rwandaise. Il s'agit d'un jardin composé d'un million de pierres portant chacune le nom d'un disparu. Elles seront placées par les familles ou les proches des victimes du génocide. Ce projet, qui devrait être réalisé pour avril 2004, dixième anniversaire du génocide, se construit avec les principaux collectifs rwandais de rescapés, Ibuka, Pro-femmes et d'autres associations de la société civile rwandaise.

Bruce Clarke