Sultan Sultan Sultan

Olivier Sultan (Olivier Sultan sculpteur )

Série "Le Temps du Sel" (2010-2011)
La pellicule argentique a été volontairement immergée quelques heures, avant développement, dans une solution salée et iodée.
Un tirage est effectué a intervalles réguliers, tous les mois.
La pellicule continue son travail, sa lente dégradation, et les tirages sont de plus en plus clairs, à mesure que l'image s'efface.
Impression, point par point, atome par atome, de ce qui fut.
Ce qui dure, les rochers , accueillent avec bienveillance ce qui ne fait que passer.
Du rêve, il ne reste que ces dernières images.

"Olivier Sultan est directeur et fondateur du Musée des Arts Derniers à Paris.
Sculpteur, plasticien et galeriste, il est l'auteur d'ouvrages sur l'Art Contemporain Africain :
"Les Afriques" (ed. Autrement) "Africa Urbis (ed. Sepia ("lIfe in Stone" (Academic Books).

Biographie :

Né.
Après une enfance auprès de ses parents, se pose plusieurs questions dont une. Apprend à marcher.
Il évite diverses influences.
Voyage.
Afrique, Zimbabwe.
Recomposition d'objets « fétiches » en seconde vie, « second hand » insolite.
« Tendrement dérisoires, doucement désopilants, voilà les fétiches à quatre sous d'Olivier Sultan.
Enfin soustraire le sacré, en alléger le monde - que le monde disparaisse et revienne dans ces si petites choses, ces totems faits de bric et de broc, ces trois fois rien qui nous défascinent jusqu'au rire. Là l'artiste est le faussaire qui braque les cultures, les recèle, les décompose, les restitue mais en décalage, en décollage, dans le respect de les reprendre pour les mêler- les oublier les unes dans les autres. Ainsi feindre en finir avec l'Aura - l'aura pas lorsque cligne la présence, que tout est à voir en un clin d'œil, le deuil de tous ces déclins, que s'évanouisse l'assassine « pureté originaire ». Des œuvres comme des peuples.»

Le Musée des Arts Derniers

Ouvert en 2003, il se donne pour mission d'offrir une autre vision de la création africaine, actuellement en plein renouveau.
Les artistes africains d'aujourd'hui s'approprient les techniques contemporaines (vidéo, photo, installation, performance) et opèrent un mouvement constant entre leur continent et l'occident, rencontrant ainsi un nouveau public international.
S'ils sont déjà connus dans les pays anglo-saxons et par les amateurs d'art africain, ces créateurs sont parfois promus sous une étiquette ethnique, comme si l'origine était ici le seul critère d'appréciation d'un artiste, avant même que l'on se pose la question : quelle est leur démarche artistique singulière?
Lieu ouvert à l'inconnu, à l'inclassable parfois, au risque consenti, le Musée des Arts Derniers accueille également conférences, débats, lectures pour tous publics, autour de l'art « dernier » au sens d'actuel, en petit séisme avec pour épicentre l'Afrique.