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Sur les traces de Françoise Huguier

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GALERIE ART-Z
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Artistes exposés:

« Sur les traces de Françoise Huguier » de Durban à Behring

1 juin au
  30 juin 2023

horaires: mercredi > samedi 14 h 00 > 19 h 00

En parallèle des mondes de la politique, de la culture et de la mode, Françoise Huguier commence à sillonner le monde comme territoire de rencontres, aimantée par la diversité de ses cultures et de ses sociétés. Que ce soit en Europe, en Afrique ou en Asie, elle y porte le même œil singulier et graphique qui ne manque jamais d’humour. 

En 1989, elle parcourt le continent africain sur les pas de Michel Leiris. Un voyage inaugural qui lui inspire son premier ouvrage, « Sur les traces de l’Afrique fantôme », (éd. Actes Sud, 1990) – lauréat de la Villa Médicis hors les murs. Forte des liens tissés au cours de ce premier séjour, Françoise Huguier fonde en 1994 la première Biennale de la photographie de Bamako (Mali) qui vise à promouvoir la photographie africaine contemporaine à l’international. Elle initie également un travail photographique sur l’intimité des femmes au Burkina-Faso et au Mali (« Secrètes », Actes Sud, 1996).

En 1993 c’est le territoire russe qu’elle arpente avec « En route pour Behring » (ed. Maeght), journal de bord de son voyage en solitaire en Sibérie, lauréate de la Villa Médicis hors les murs et d’un Word Press Photo. Poursuivant ses recherches sur l’intimité, la vie sociale et les traces de l’histoire, elle séjourne deux mois par an, entre 2000 et 2007, dans les appartements communautaires de Saint-Pétersbourg, révélant les survivances du monde soviétique tout autant que les méandres inhérents au vivre-ensemble (« Kommunalki », ed. Actes Sud, 2008 et « Kommunalka », long métrage documentaire,2008).

Trente ans après son long voyage vers le détroit de Behring, la photographe  s’est replongée dans ses planches-contacts et a pris conscience de la pollution déjà catastrophique des terres arctiques. D’où un nouveau livre, intitulé “1992” et publié aux éditions Odyssée, pour témoigner d’une réalité écologique saisie dans un entre-deux de l’Histoire.

Lauréate de nombreux prix prestigieux, Françoise Huguier reçoit en 2012 les insignes d’Officier des Arts et des Lettres. Régulièrement exposée en France et dans le monde, son œuvre a notamment fait l’objet d’une rétrospective à la Maison européenne de la Photographie en 2014. En 2018, Reporters sans frontières lui consacre un album de la collection « 100 photos pour la liberté de la presse ». Parallèlement à son activité d’artiste photographe, elle est également régulièrement sollicitée pour assurer le commissariat d’expositions et de biennales (Photoquai, Mois de la photographie à Paris, Biennale de Luang Prabang…).Début 2023, elle est nommée membre de l’Académie des beaux-arts ( section de photographie)

En dix ans de séjours réguliers, le Mali est devenu plus familier à Françoise Huguier que la Bretagne : elle n’a pas découvert l’Afrique à travers le journal de Leiris, et les changements intervenus depuis la Mission Dakar-Djibouti ne sont pas son sujet d’étonnement. L’effet « avant-après » n’est pas ce qui frappe dans les photographies qu’elle a prises au rendez-vous des impressions d’Afrique de Michel Leiris. Ses images ne disent pas : ce n’est plus ce que c’était, pauvre Afrique etc. Elles étayent au contraire la « construction sentimentale » de Leiris, et restituent ce « goût du merveilleux » qui l’a amené en Afrique. « 

(Michel Cressole, in: « Sur les traces de l »Afrique Fantôme »)

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